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COMMENT ENTRETENIR UNE CLÔTURE EN BOIS ?

Peut-on faire mieux qu’une clôture en bois pour embellir le jardin, avec la touche d’élégance et d’esthétisme qu’elle apporte à la maison ? Cependant, comme tout autre équipement, il sera nécessaire de l’entretenir pour préserver sa beauté à long terme, en particulier si elle est composée de bois naturel, et non de bois composite (plus résistant).

Comment entretenir une clôture en bois composite ?

Pour éviter les tracas de l’entretien d’une clôture en bois que nous venons d’aborder, il existe une solution simple et pratique : le bois composite. Celui-ci apporte le même aspect et le même toucher que le bois naturel, sans nécessiter tous les traitements cités plus haut. L’ensemble des éléments d’une clôture composite sont imperméables par défaut, résistants aux insectes, aux champignons, aux chocs, et à l’encrassement. Il vous suffit de la nettoyer de temps à autre avec une éponge, et le tour est joué ! Qui plus est, votre clôture en bois composite ne peut pas se décolorer avec le temps, car elle est insensible aux rayons UV. Donc, pas besoin de coup de peinture ou de couche de lasure à répétition…

L’impact des essences choisies pour la clôture

Posé à l’extérieur, le bois naturel fait face à de nombreux ennemis, en commençant par les rayons du soleil, plus précisément les rayons ultraviolets. Ceux-ci viennent brûler la couche superficielle du bois et provoquent au fil du temps l’apparition de crevasses (plus ou moins profondes) et de grisaillement, faisant perdre à la clôture son aspect de départ. L’autre ennemi juré du bois naturel est l’humidité, qui peut détruire une clôture en quelques années. Cette humidité peut provenir de l’eau stagnant sur la surface suite à une averse, en raison d’un mauvais écoulement de la pluie ou d’une évaporation trop lente. L’humidité peut également remonter du sol si la clôture est en contact direct avec la terre, voire parfois sans contact du tout avec le phénomène de remontée par capillarité. Si le taux d’humidité dépasse une certaine limite, le bois va se mettre à gonfler et même à se fissurer. Pire, un cercle vicieux va s’enclencher, car l’humidité favorise la colonisation de la clôture par des champignons lignivores qui vont se mettre à attaquer le bois. L’intérieur du bois rendu accessible attirant à son tour des insectes xylophages… Pour réduire ces risques, il est possible de choisir des essences qui sont particulièrement adaptées à l’humidité de nos régions (bois de classe de risque 3 ou 4) et qui permettent un bon écoulement de l’eau : le chêne, le châtaignier, le robinier, le mélèze ou le douglas.

Les traitements préalables de votre clôture en bois

Le bois naturel utilisé pour construire les clôtures bénéficie en règle générale de traitements avant l’achat qui vont le rendre plus résistant, plus stable et plus durable. Ces procédés de fabrication permettent d’utiliser des essences variées, autres que celles citées plus haut, et d’étendre la palette de couleurs et de textures utilisables à l’extérieur. On peut citer par exemple :

  • Les traitements thermiques réalisés dans des fours adaptés à haute température (un peu plus de 200 °C). Ils font appel tantôt à des injections de vapeur d’eau (on parle alors de bois thermotraité), tantôt à des injections d’azote au sein d’une atmosphère inerte (on parle alors de bois rétifié). Dans les deux cas, l’objectif est de rendre le bois hydrophobe, résistant aux moisissures comme aux insectes.
  • Il existe aussi des traitements alternatifs par oléothermie, moins agressifs, qui chauffent le bois à une température plus faible (moins de 130 °C). Ici le bois va être immergé dans une solution à base d’huile de lin ou autres huiles végétales qui agissent comme des insecticides naturels, pour réaliser une imprégnation en profondeur.

Les essences durables comme le chêne et le châtaignier n’ont pas besoin de ces traitements, en tout cas pas dans l’immédiat, grâce à leur forte teneur en tanins qui leur apporte une protection naturelle. Toutefois, les tanins vont progressivement disparaître au bout de quelques années, lessivés par l’eau de pluie (qui est parfois acide). Comme les autres essences, ces bois résistants vont nécessiter à terme une protection de surface que vous pouvez leur donner en les recouvrant d’une couche d’huile de lin associée à un peu d’essence de térébenthine pour les rendre à nouveau hydrofuges.

Entretien de la clôture en bois : les traitements additionnels

Ces traitements dits autoclaves jouent un rôle essentiel pour la préservation de la clôture, mais hélas ils ne sont pas complets. Ils n’apportent par exemple aucune protection au bois contre les rayons du soleil ou contre les tâches… C’est pourquoi, en supplément, il convient toujours de traiter le bois avec une peinture ou une lasure, avant ou peu après la pose. Ce second traitement a pour fonction de :

  • Maintenir l’apparence de la clôture sur le long terme ;
  • Renforcer les effets du précédent traitement autoclave ;
  • Prolonger la durée de vie de l’équipement.

Le traitement par peinture ou lasure est recommandé aussitôt l’achat, si vous avez opté pour des essences fragiles comme le cèdre. À contrario, rien ne presse avec des bois résistants et/ou déjà traités, qui peuvent attendre quelques mois. Il peut en effet être utile de laisser passer du temps entre l’aménagement de la clôture et la pose de la peinture/lasure, de façon à laisser les précédents traitements bien s’imprégner dans le bois. Pour le traitement de vos clôtures en bois, vous devez faire appel à des produits particuliers, comme la peinture à l’eau microporeuse ou la lasure microporeuse, qui vont permettre au bois de respirer et de considérablement retarder sa dégradation naturelle. Ces produits préviennent aussi l’infiltration de l’eau par l’extérieur, tout en permettant l’expulsion de l’humidité naturelle du bois. Par ailleurs, ils sont considérés comme plus sains pour l’environnement ! Les traitements par peinture ou lasure sont à renouveler tous les 5 à 10 ans en fonction de l’exposition au soleil. Une clôture orientée plein sud, exposée au soleil en permanence, va s'abîmer plus rapidement et devra être entretenue plus souvent. Ces traitements réguliers viendront s’ajouter au petit nettoyage trimestriel par brosse ou par jet d’eau pour retirer la poussière accumulée, ou les éventuelles traces de boue. Profitez-en aussi pour vérifier les poteaux et les piquets de la clôture en bois, et notamment le système de fixation. Si besoin, resserrez les vis et renforcez les piquets par du béton. Si vous aimez l’aspect du bois mais que l’entretien compliqué de celui-ci vous rebute, choisissez une clôture en bois composite pour vos extérieurs.


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